Le carnet Internet de Nicolas Bry

Articles étiquettés ‘Convergence’

Transmedialab opens its doors!

juillet 13, 2009 · Laisser un commentaire

To foster the emergence of transmedia projects, Orange Vallée introduces Transmedia Lab , a working structure creating transmedia stories, open to everyone within the audiovisual , video games and new technologies industries.
Transmédia lab  short term agenda is:
- 7th of July 2009 : Launching of a blog, to discuss the latest in transmedia : http://www.transmedialab.org/.
- July – September (09/09/09) : Open call for transmedia proposals, up to five transmedia projects will be selected and enriched with the help of Transmedia Lab team
- August : Recurrent ‘Barcamp’ will be organized, the first one will be held Saturday 29th of August at la Cartonnerie in Paris.
With Marc Guidoni and Jean-Yves, we initiated this Transmedialab, and we deeply believe that 2010 will be the rise of transmedia stories!

More about what is transmedia storytelling, and further information on our web page: http://www.transmedialab.org.

Catégories : Medias
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There’s creativity in content, and in business model as well!

septembre 19, 2008 · Un commentaire

I was part of the Seminar “Creative content on-line” this week. This seminar organized within the framework of the French Presidency of the European Union, was set-up by the Ministry for Culture and Communication, with the talented support of the Media Development Division (Laure Kaltenbach, Elisabeth Barges, etc).

Teamed with Jean-Pierre Morel, former executive manager and president at TF1, I had the great pleasure to manage a workshop dedicated to business model for content online. Guess what, things are really starting to move to make all kind of contents available to consumer in a legal way, and embracing a variety of business model depending on content industry (games, movies, music, press): there’s creativity in content, and in business model as well!

From ad support to device bundle, through rental and pay download, syndication, free streaming, …, this was a unique opportunity to share views with skilled representatives from a large number of industries and countries: thanks Laure for making me part of it!

You will find the complete conclusions at : www.ddm.gouv.fr/article.php3?id_article=1383.

Catégories : Medias · VOD · Video
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IPTV Forum in London

mars 5, 2008 · Laisser un commentaire

IPTV Forum in London has become over years the Word’s Leading IPTV event. Same as last year, I will be presenting French market overview. It is called “IPTV 2nd stage in France, growing ARPU on personal, on-demand & connected services”. My speaking slot is on Wednesday 12th, at 9:40. Meet me there!

http://www.iptv-forum.com/content/view/417/38/

Catégories : IPTV · PVR · VOD · Video
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La convergence : 1 + 1 = ?

janvier 30, 2008 · 2 commentaires

Comment y voir clair dans la convergence ? Economiquement, l’équation n’est pas simple pour les opérateurs. Pourtant les offres se développent et les usages foisonnent : pour le consommateur, “tout est Internet !”. Les mouvements stratégiques font également disparaître les barrières entre les secteur des médias, de l’Internet, des télcommunications et les industriels (CE) ne sont pas en reste … Ayant travaillé sur le service de convergence T-One de Deutsche Telekom, testé en France par Club-Internet (par l’équipe de Sébastien Henon, à présent Idaho Consulting), je vous propose quelques clés pour concevoir son offre de convergence, et notamment une expérience client réussie dans chaque situation !

1 La convergence pour les opérateurs, 1+1 2 ?

Historiquement la convergence grand-public semblait être une vision d’opérateurs. L’offre de couverture des opérateurs mobiles permettant les appels mobiles à la maison (in-door) initiait significativement la substitution fixe-mobile. Réciproquement, les opérateurs fixes complétant leur offre avec un terminal mobile GSM-Wi-Fi et rendant gratuits les appels passés à la maison depuis un mobile, le mouvement inverse démarrait progressivement en nombre d’abonnés.

Cette vision a souffert de la maturité des technologies : la gamme de terminaux GSM-Wi-Fi commence à s’étoffer, le protocole SIP s’enrichit. De plus, les offres des opérateurs n’ont pas été soutenues par des certitudes économiques. Chez les opérateurs fixes alternatifs, l’objectif semble clair : ils souhaitent capter une partie du marché mobile, que ce soit des revenus d’abonnement et de consommation voix, ou encore les revenus liés à Internet : les services Internet sont facturés dans le monde mobile, contrairement au mode illimité du marché fixe. Ils sont prêts à offrir des réductions fortes, avec le Wi-Fi et la VoIp à la maison, ou via une politique commerciale agressive. Pour les opérateurs mobiles et les opérateurs historiques, la vision est plus compliquée : il n’est pas évident se positionner sur les nouveaux segments en croissance comme le haut-débit fixe (où une partie des communications téléphoniques est gratuite), ou encore la data mobile et les services associés (Télévision, musique, email, messaging marketing/pub, GPS), sans cannibaliser ou détruire une partie des revenus encore majoritaires de la voix. Les nouveaux segments comme la publicité semblent attractifs : de par les informations détaillées dont les opérateurs disposent sur les clients, y compris la localisation, ils permettent une publicité ciblée, donc plus chère. Ces marchés n’en sont cependant qu’au stade de la promesse.

Les offres des opérateurs se multiplient en Europe

Au total, les réductions fortes de revenus sur la voix induisent un revenu par abonné global inférieur à la somme des revenus fixe-mobile séparés. Seront-elles compensées par une plus grande fidélité des clients et des coûts de gestion moindres, permettant d’établir une vision économique attractive ? Une simulation d’Arthur D Little en Mars 2007 entretient l’incertitude : la valeur actualisée du client Quadruple-Play est quasi inchangée par rapport à l’addition des valeurs Mobiles & Triple-Play, ceci même avec des hypothèses volontaristes, telles qu’un taux de churn ramené à 14% (il est estimé à 25% sur le marché mobile et 15% sur le fixe).

2 La convergence dans les usages grand-public, 1+1=n !

Aujourd’hui, les usages autour de la convergence foisonnent :

  • ils correspondent à une perception globale des consommateurs pour lesquels “Tout est Internet” ou encore “Le numérique est partout” et qui fait voler en éclat les barrières historiques entre les réseaux et les terminaux. Les terminaux sont multiservices (Internet, téléphonie, télévision, musique : “Tout est dans la N9box” ;-) , ils fusionnent : un téléphone sert de télévision, d’ordinateur, de chaîne hi-fi; une mini-télévision devient portable et intègre un enregistreur numérique (CES 2008). Ils passent d’un réseau à l’autre (GSM-WiFi aujourd’hui, DVB-H, WiFi, 3G pour la future Télévision mobile) et d’un média à l’autre (les mediacenter et autres serveurs multimédia connectent les mondes de l’Internet et de la Télévision, les télévisions sont reliées sans fil à l’ordinateur de salon). Les réseaux, avec le tout IP, communiquent, et Internet est la vitrine du multimédia avec l’omniprésence de la vidéo. Le consommateur se connecte à la demande (la télévision à la demande, l’Internet sans fil n’importe où) et façonne sa sphère personnelle, c’est “le numérique comme je veux”.
  • le mouvement de la convergence s’est engagé bien au-delà de l’industrie des télécoms, les exemples en sont multiples.
    • Les opérateurs télécoms offrent des services de Télévision, se positionnent sur des droits audiviosuels et créent des studios de production.
    • Les opérateurs de Télévision proposent des services interactifs (VOD, catch-up TV), sur Internet ou sur le poste de télévision. Les acteurs Internet diffusent de la vidéo tirées des chaînes de télévision, les acteurs média développent des sites Internet.
    • Les industriels proposent des téléphones / baladeurs connectés (Archos Wi-Fi, ou le dernier portable vidéo DVR lancé par Comcast et Panasonic), avec un écosystème de services & contenus, bypassant les opérateurs : les terminaux Apple TV, Vudu, Archos, X Box 360, LG se connectent à Internet et vous donnent accès sur votre télévision à des services VOD, Nokia propose son portail de contenus Ovi, Sony Bravia Internet Video Link fournit du contenu de Yahoo!, AOL, ….
    • Sans parler des régies publicitaires devenues multicanales (presse, télévision, Internet, radio) ou des régies Internet, comme Google, qui regardent vers le “bick & mortar”!

La convergence des métiers est globale, les partenaires d’hier deviennent concurrents. Elle se traduit aussi par des mouvements croisés d’effectifs entre ces entreprises du secteur numérique et par le regroupement d’équipes multicanales au sein des groupes médias, veillant à développer et homogénéiser la présence de la marque sur les différents supports numériques. “Puis, l’information nécessitant un traitement spécifique selon le support, on assiste dans ces équipes à une divergence !” me glissait malicieusement le directeur d’un grand média.

3 Réussir son offre de convergence

Dans la confusion de ce monde de la convergence, quelques basiques perdurent, tirés des leçons de l’expérience : ainsi, si l’on parle à présent d’“Internet pour le mobile” au lieu d’Internet mobile, ce n’est pas simplement une reformulation. C’est une manière plus profonde d’appréhender l’offre, en concevant une expérience client inédite sur le mobile, plutôt qu’en déclinant mécaniquement une expérience Internet tirée du PC. Il faut penser aux besoins spécifiques d’un client dans une situation de mobilité, avec un terminal de taille, de capacité et d’ergonomie limités, et privilégier la simplicité de mise en oeuvre et au quotidien. Un client Internet sur mobile ne va pas “browser” mais chercher à trouver rapidement. Il va vouloir retrouver une interface et des services Internet familiers (divertissements, connectivité, productivité / maîtrise du temps) mais avec un confort conçu pour le mobile. Idem pour la Télévision pour le mobile.

La même règle s’applique aux services interactifs et aux services Internet sur le poste de télévision : ainsi, le portage des sites de vidéo communautaires sur la télévision doit prendre en compte la situation du consommateur dans son salon et les possibilités offertes par une télécommande, par rapport à un accès PC. La démonstation de Cisco au CES 2008, agrégeant tous les contenus en une seule chaîne de télévision du plan de service, illustre cette démarche de transposition d’un service. Dans la même idée de simplification, les évolutions de l’EPG, pour permettre facilement à un utilisateur de faire son choix et de lui proposer des suggestions, sont encore devant nous : c’est toute une ergonomie qu’il faut tester comme le montre NDS et son EPG du nouvel âge ! Les technologies rich media (Flash & cie), très présentes sur le web, mais encore limitées par les capacités d’un terminal mobile ou d’une set-top box, sont amenées à se répandre : elles facilitent l’adoption d’un service par la rapidité et la simplicité d’usage, et donnent au consommateur le sentiment de maîtriser la technologie !

En complément de l’objectif d’une expérience client réussie dans chaque situation, les autres principes du marketing s’appliquent aux services de convergence :

  • Quelle va être ma cible marché et quels sont ses freins pour s’en remettre à un seul opérateur ? Quelles sont les fonctionnalités dont je dois entourer mon concept d’offre initial (services complémentaires, contenu, …) ? Dans quel calendrier ?
  • Mon marché est-il national ou dois-je rechercher un effet de levier international ?
  • Quel peut être l’apport de la marque sur le service, en quoi est-elle légitime ?
  • Quel positionnement de prix adopter dans des cultures sectorielles opposées (le tout illimité du fixe haut-débit, le tout gratuit d’Internet, le tout payant du mobile) ? Comment répondre à l’attente des consommateurs qui associent d’abord la convergence à une économie sur leur facture ?
  • A quel business model va-t-on se référer (abonnement, audience & publicité, commission, vente de terminal et commission sur le contenu, coûts fixes / coûts variables, …) ou inventer ?
  • Sur quel environnement mon offre va-t-elle s’appuyer ? Disposera-t-elle d’une gamme de terminaux suffisante (on notera l’importance de la profondeur de gamme des terminaux mobiles) ? Vais-je créer un écosystème incluant du contenu (modèle ipod) ? Entraînant des développeurs (modèle Google Android) ? Quels sont mes partenaires & concurrents ?

Conclusion : le mutant de la convergence, un nomade qui intègre ?

Le monde de la convergence nous réserve encore bien des mouvements stratégiques et des innovations d’offres. C’est ce qu’on attend notamment d’un challenger impertinent tel que Free sur la 3G. Le choc de cultures entre les acteurs venus de secteurs différents, mobile, fixe, Internet, médias, production de contenus, est intense.

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Dans cette diversité, on peut bâtir une force : l’acteur gagnant de la convergence sera-il une sorte de mutant à la croisée des cultures, un nomade partant à la conquête de nouveaux territoires, capable de préserver son identité, tout en intégrant celles des marchés qu’il va séduire ?

Remerciements à Xavier Spender (L’équipe), Frédéric Sitterlé (Le Figaro), Laurent Esposito (Prisma), Thomas Jacques (TF1), Guillaume Sampic (Psychologies), Julien Billot (Lagardère), Laure Kaltenbach (Direction des Médias), dont les avis sur le virage numérique des médias m’ont été précieux. Merci à Guillaume St Marc (NDS) pour sa démonstration des EPG Snowflake et Oasis et l’expérience client nouvelle qu’ils apportent sur la télévision.

Nicolas Bry est directeur Produits & Services de Club-Internet (groupe 9Cegetel)

Catégories : 3G · IPTV · Medias · Mobile · Video
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IPTV, the television of the 21st Century!

mai 15, 2007 · 3 commentaires

Club-Internet, French T-Online subsidiary, is one of the first Internet Service Provider (ISP) worldwide to have achieved Microsoft TV platform roll-out, in one of the most competitive IPTV market. 7 months following commercial launch, a survey was conducted by IPSOS, major French survey institute, addressed to 2000 IPTV subscribers among all French ISP. From a customer point of view, no doubt that IPTV is tomorrow’s TV!

Review all the results of this survey and an in-depth analysis on radical changes linked to IPTV technology and resulting business opportunities, in this column of Nicolas Bry, Product & services Director at Club-Internet, particularly in charge of IPTV services & content.

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A marketing success!

In less than two years, with the launching of the different ISP offers between December 2003 à Q3 2006, a virtuous ecosystem has emerged around IPTV in France:

  • Robust competition: each ISP offers IPTV. This creates competition and gives consumers leading innovation and low prices. The French consumer enjoys an « all exclusive» Triple Play offer for 29.90 €. The whole world is jealous!
  • A fast-growing and expanding customer base: according to the British research firm, Screen Digest, the number of European subscribers reached 3 million at the end of 2006. This increase represented 19% in 3Q06 whereas in France alone, the growth of subscribers was clearly higher, around 30% according to Dittberner’s Global Broadband Subscriber Survey. At the end of Q1 2007, overall French market overpasses 1,6 million subscribers. Orange is leading the uptake with 745 000 subscribers and 29% growth over Q1 2007: Orange has become worldwide IPTV leader, overpassing historic IPTV leader such as PCCW (Hong-Kong, 638 000 subscribers Q3 2006), Telefonica (Spain, 304 400 subscribers Q3 2006), and Fastweb (Italy, 161 100 subscribers Q3 2006).
  • Customer loyalty and satisfaction: A recent study conducted in March 2007 by Ipsos for Club Internet, showed that 87% of IPTV subscribers from different service providers are satisfied with overall screen picture quality, 85% with the quality of the TV decoder and 87% agree that IPTV offers a wider range of programmes. Low TV decoder returns and churn are consistent with this good overall customer satisfaction.
  • Additional revenues: In the same Ipsos study, subscription to an IPTV pay-TV offer (channel or bouquet supplied by TPS, Canal + Le Bouquet, Canalsat or an Internet provider) is at 47%, representing the double of that previously recorded for a pay-TV offer in the same households. In other countries, such as historic Italy, TV and VOD revenues represent an additional income of € 25 per month, 2/3 for pay-TV and 1/3 for VOD. In an audiovisual setting abound in platforms (hertzian, cable, satellite, and TNT), IPTV knew how to quickly work its way into the market and, in 2007, the number of subscribers is expected to exceed those of its conventional pal, Cable Television.

A very different technology leading to many new services

Due to this virtuous ecosystem, analysts are predicting that IPTV market will continue to grow. According to Screen Digest, subscriptions will double in Europe in 2007 to 5.6 million and revenues will exceed the thousand million of euros mark. Deployment of MPEG4 encoding format coupled with continual improvements of this new technology will also increase this market. With 10 million eligible clients in France in 2007, IPTV is becoming a major television platform. By fundamentally underlining the differences between IPTV and other television platforms, there still remains a multitude of services still to be discovered and developed within a highly promising audiovisual sector. The great amount of people who own a DVD recorder and the break through of HD television highlight the ever strong craze for screen picture quality. IPTV differentiation can be summed up by two radical changes:

  • IPTV establishes a unique and interactive link with households (unicast flux and backward channel), even with the consumer, when we consider several televisions per household: thus, AT&T deploys the Microsoft TV system in the US and automatically supplies customers with three TV decoders; Telus TV in Canada supplies its customers with two decoders.
  • IPTV is intrinsically linked to the Internet World

Taking this progress into consideration, let us see what other new innovations IPTV holds in store.

On-demand entertainment services

With its unique and interactive qualities, IPTV offers a wide range of new on-demand services to customers:

  • Real-Time TV viewing: live shows to chose from 150 channels
  • Digital recorder: subscribers can record a show on their own video recorder with over 50 hours of available recording space (PVR)
  • VOD: subscribers can select a film, a concert, a documentary film or a cartoon from their VOD movie catalogue. Over 2000 programmes to chose from with Club-Internet, Free or Orange, for a per unit fee or via a VOD subscription
  • Catch-up TV : this service provided by “Club-Internet Catch-up TV” or “BBC Replay TV” enables subscribers to watch a film that has already been aired and that they have missed to record

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As of 2006, most of these services have been available to customers: certain services, such as the digital recorder, were immediately adopted by customers (on average 34% of clients use this service. This percentage reaches 87% for Club-Internet customers who have a particularly clear and flowing interface created by Microsoft TV – Ipsos survey) or the catch-up TV which meets needs never addressed until now; other services, such as VOD, are progressively completing or substituting current film rental routines by simplifying the steps for customers (no need to leave home, no late charges, films always available) and by providing a vast video library of programmes with clear benefits: no line space constraints, « long tail » approach, guiding subscribers to discover less famous films.

Beyond these real consumer advantages, VOD will breakthrough all limits of the current video renting sector as soon as people can subscribe to a VOD Movie catalogue (following Singapore Telecom model with Universal, Sony and Fox), to avoid buying videos repetitively and creating healthy recurrence. Latest blockbusters need also to be available to rent just like in the video store (6 months after they come out in the cinema). In the development of VOD service on line, service operators play a key role in stocking the video library, inserting producer content just-in-time, presenting videos and guiding the user, including special offers and events in the VOD catalogue and offering package special at interesting prices: once technical process is in place, the next step is marketing the content!

Targeted advertising

IPTV service providers such as Homechoice (UK) have already set up interactive advertising channels, i.e. telespectator voting. Moreover, the IPTV link can also integrate specific advertising spots in the video programme guide. This gives way for a new market, the interactive and targeted advertising, which will be crucial once the number of subscribers reaches a qualified and significant level. Different mechanisms are under construction: splicing TV broadcast or VOD play list. This market is substantial: for example, advertising revenue for American cable service corresponds to $ 5 per month for each user.

Interactive services

IPTV interactive link is illustrated by the use of the EPG, (used by 64% of IPTV clients and 88% of Club-Internet customers, Ipsos survey), and direct control service (used by 27% of IPTV customers and 75% of Club-Internet customers, Ipsos survey). It is also used to look for keywords in the programme guide and in the VOD catalogue (search engine) and for other “on-line” services such as the weather or traffic info with Neuf Télécom (France), the stock exchange with AT&T, meetings or games with Fastweb (Italy). This field has yet to be discovered and added value has to be more actual for the consumer. There is a need for these services which at the moment can be already be accessed using Internet and a PC, and offering the same services via TV using a remote control, sometimes hinders the service quality. In collaboration with its partner Kewego, Club Internet is working on an available video sharing application via the TV and is exploring a new dimension of online service in which the consumer naturally values the importance of the TV screen.

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Converging with the Internet

If the Internet provides a basis for certain interactive services already mentioned, it naturally provides as well a new opportunity for convergence. With the Web recorder (remote PVR), Cub-Internet customers can read their television guide on the Net and select the programmes they wish to record. All this is possible with an interface similar with the one of their television and with the Web 2.0 technology advantages such as keyword group search, mail alert and RSS, ultra quick listing of Ajax content. Service providers are also looking into how to tie together instant messenger and other popular Web applications to the television.

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Transferring Content

More specifically, IPTV is part of the digitally-equipped households and clearly meets consumer behaviours. For our customers, Internet is omnipresent in society and it is only natural to be able to pass content around different household devices (TV, PC, Mp3 recorder), to download photos on the TV-box, to use your PC as a TV, to podcast the radio or video via the TV… Lastly, the flexibility of IPTV enables service providers to quickly join together a great number of channels and to develop HD content. For example, Free (French ISP) implemented specific channels to follow-up different Roland-Garros tennis game in parallele, for the duration of the tournament; AT&T offers the choice of 450 channels, 25 of which are HD channels; Club-Internet has launched a specific HD VOD catalogue.

What the future holds: IPTV or TV on the Internet?

For 86% of customers questioned by Ipsos, IPTV is the TV of the future. Other platforms are appearing on the Internet. Due to the potential of audiovisual market, Apple or the Joost project, the peer to peer system, launched by the founder of Kazaa and Skype, have just come up with an ‘a la carte’ television programme on the Net, accessible via a PC. For Joost, advertising is the main part of business; 90% of programmes are said to be free-of-charge, when live TV, such as football games, represents the 10% fee-based programmes. tomorrows-tv.jpg Therefore one often asks me who will win, free Internet TV or paid-for IPTV? The former is accessible today via a PC and maybe in the future on a TV-set via a media centre and the latter is accessible via an Internet provider on the TV-set. IPTV delivered by ISP targets high-class quality service (technical quality service and customer service) and personalized content marketing, resulting in excellent customer experience, not to mention the IPTV provider’s billing and content security, which is key for content providers. The answer may lie within the question itself: instead of substituting one over the other, both solutions could be joined together to meet different customer needs. No one however doubts that IPTV has not ceased to impress!

Catégories : IPTV · Video
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L’IPTV, la télévision du 21ème siècle !

avril 23, 2007 · Laisser un commentaire

Club-Internet a fait réaliser un sondage par Ipsos auprès de 2000 clients IPTV, tous opérateurs confondus. Pour les clients, pas de doute, l’IPTV est la télévision de demain !

Découvrez d’autres résultats de ce sondage et une analyse sur les changements radicaux de l’IPTV et les opportunités de services qui en découlent, dans cette tribune de Nicolas Bry, Directeur Produits & Services de Club-Internet, notamment en charge des services & contenus IPTV.

Gammes usages

Un succès commercial

En moins de deux années (lancement des différentes offres entre décembre 2003 à Q3 2006) s’est créé un écosystème vertueux autour de l’IPTV :

- une compétition forte : chaque fournisseur Internet a son offre IPTV et cette concurrence fait bénéficier l’utilisateur d’une innovation soutenue et de prix attractifs. Le consommateur français bénéficie d’une offre Triple Play « tout compris » à 29,90 € que le monde entier nous envie !
- une base de clients construite très rapidement et en plein essor : le nombre d’abonnés payants européens a atteint 3 millions à fin 2006 indique le cabinet britannique Screen Digest ; si la hausse des abonnés européens a été de 19% sur le troisième trimestre 2006, la progression a été nettement plus forte en France, autour de 30%, nous dit l’étude Dittberner, « Global Broadband Subscriber Survey »; A la fin du premier trimestre 2007, le marché français dépasse les 1,6 million d’abonnés. Orange est en tête du mouvement avec 745 000 abonnés et 29% de croissance sur Q1 2007: Orange est ainsi devenu le leader IPTV mondial, dépassant des opérateurs IPTV historiques comme PCCW (Hong-Kong, 638 000 abonnés Q3 2006), Telefonica (Espagne, 304 400 abonnés Q3 2006), et Fastweb (Italie, 161 100 abonnés Q3 2006).
- des clients satisfaits et fidélisés : dans le dernier sondage réalisé par l’Ipsos pour Club Internet en Mars 2007, 87% des abonnés IPTV des différents opérateurs sont satisfaits de la qualité de l’image, 85% de la qualité du décodeur TV, 87% sont d’accord pour dire que l’IPTV offre une plus grande variété de programmes. De faibles taux constatés sur le marché, de retour des décodeurs TV et de churn, viennent corroborer ces niveaux de satisfaction élevés
- des revenus additionnels prometteurs : dans le même sondage Ipsos, le taux d’abonnement à une offre (chaîne ou bouquet fourni par TPS, Canal + Le Bouquet, Canalsat ou le fournisseur Internet) de télévision payante via IPTV est de 47%, le double de celui constaté préalablement à la réception d‘une offre IPTV dans les mêmes foyers. Dans d’autres pays comme l’Italie, où l’historique est plus ancien, les revenus TV & VOD représentent un revenu supplémentaire de 25 € par mois, 2/3 pour la TV payante et 1/3 pour la VOD

Dans un paysage audiovisuel riche en plates-formes (hertzien, câble, satellite, TNT), l’IPTV a su se frayer un chemin à une vitesse remarquable et devrait dépasser dès 2007 la pénétration en abonnés payants de son aîné le câble.

Une technologie radicalement différente, porteuse de nombreux nouveaux services

En raison de cet écosystème vertueux, les analystes prévoient une poursuite du développement du marché IPTV : doublement des abonnements en Europe en 2007 avec 5,6 millions et des revenus dépassant le milliard d’euros selon Screen Digest. Le déploiement du format d’encodage Mpeg4 et l’amélioration continue des performances de cette technologie encore jeune, vont accroître également le marché adressable : avec 10 millions de clients éligibles en France fin 2007, l’IPTV devient une plate-forme majeure de télévision.

Plus fondamentalement, en revenant aux points de différence de l’IPTV avec les autres plates-formes de télévision, on réalise le foisonnement de services qui restent encore à développer et explorer, et ceci dans un paysage audiovisuel très porteur : les taux d’équipement remarquables en lecteurs DVD et la percée des télévisions HD illustrent un engouement des Français pour l’image qui ne faiblit pas.

On peut synthétiser la différenciation apportée par l’IPTV au travers de deux changements radicaux :

- l’IPTV établit un lien unique et interactif avec le foyer (flux unicast + voie de retour), voire avec le consommateur dans le cadre de foyers multi-équipés en télévision : AT&T déploie le système Microsoft TV aux Etats-Unis et fournit en standard trois décodeurs TV à ses clients, Telus TV fournit deux décodeurs à ses clients au Canada.

- l’IPTV est nativement connectée à la sphère Internet

Partons de ces avancées pour voir quel nouvel espace se crée pour l’innovation.

Les services à la demande

L’unicité et l’interactivité du lien ouvrent la porte aux services à la demande, créant de nouveaux usages ; le consommateur, une fois rentré chez lui, a désormais le choix entre :

- le direct : une émission en direct parmi ses 150 chaînes de télévision

- l’enregistreur numérique : une émission préalablement enregistrée sur son enregistreur numérique personnel, lequel lui offre 50 heures ou plus de capacité disponible (PVR)

- la VOD : un film, un concert, un documentaire ou un dessin animé sélectionnés dans son catalogue VOD. Plus de 2000 programmes sont proposées chez Club-Internet, Free ou Orange, payables à l’unité ou en s’abonnant.

- la catch-up TV : une émission déjà passée, qu’il n’aurait pas enregistrée et qu’il peut retrouver au travers du service de télévision en différé. C’est le service de Catch-up TV de Club-Internet ou de Replay TV de la BBC.

multiusages

Ces services existent pour la plupart depuis 2006. Certains sont immédiatement adoptés comme l’enregistreur numérique (en moyenne 34% des clients l’utilisent, ce pourcentage s’élevant à 87% pour les clients de Club-Internet qui bénéficient d’une interface particulièrement claire et fluide, conçue par Microsoft TV – sondage Ipsos) ou la catch-up TV qui vient répondre à un besoin jusqu’à alors jamais adressé. D’autres, comme la VOD, viennent compléter progressivement des usages actuels de location de films, en facilitant la démarche du consommateur (pas de déplacement, pas de pénalités de retard, film toujours disponible) et en proposant de vastes vidéothèques de programmes (pas de contrainte d’espace de linéaire, élargissement du catalogue favorisant une découverte de films moins accessibles, selon la démarche baptisée « long tail »).

Au-delà de ces bénéfices consommateurs déjà tangibles, la VOD explosera et repoussera les frontières du marché actuel de la location, dès lors qu’un système d’abonnement sera mis en place sur le catalogue (à l’instar d’Universal, Sony et Fox avec Singapore Telecom), pour éviter la répétition d’actes d’achat et créer une récurrence naturelle, et que les films disponibles auront une « fraîcheur » égale à celle du marché de la location (6 mois après la sortie en en salle). Dans ce développement du service en ligne de VOD, le rôle de l’opérateur pour nourrir la vidéothèque, insérer les contenus des producteurs en flux tendu, les présenter et guider l’utilisateur, animer son catalogue VOD par des promotions et des évènements, et mettre en place des formules tarifaires stimulantes, est clé : une fois la mise en place technique réussie, voici le temps du marketing !

La publicité ciblée

Si des opérateurs IPTV comme Homechoice (UK) ont déjà mis en place des chaînes de publicité interactives, appelant par exemple le téléspectateur à voter, l’unicité du lien IPTV rend possible l’insertion spécifique de publicité dans la grille de programme : il s’agit d’un nouveau marché, celui de la publicité ciblée et interactive, qui pèsera dès lors que l’audience sera significative et qualifiée. Le marché accessible est susbtantiel : les câblo opérateurs américains génèrent 5 $ de revenu mensuel par utilisateur (ARPU) sur de la publicité locale.

Les services interactifs

L’interactivité du lien IPTV se retrouve dans des services plébiscités comme le guide des programmes (utilisés par 64% des clients IPTV et 88% des clients Club-Internet, sondage Ipsos), le contrôle du direct (utilisés par 27% des clients IPTV et 75% des clients Club-Internet, sondage Ipsos), la recherche par mots clés au sein du guide des programmes et du catalogue VOD, ou d’autres services « connectés » comme la météo ou le trafic chez Neuf Télécom, la bourse chez AT&T, les rendez-vous ou les jeux chez Fastweb. C’est un domaine encore à exploiter, où la valeur ajoutée de l’innovation reste à matérialiser pour le consommateur : le besoin est là, mais souvent rempli par un accès Internet et un PC, et proposer un service équivalent sur la TV au travers de la télécommande oblige parfois à des appauvrissements. En travaillant sur une application de partage de vidéos accessible via la TV, avec Kewego, son partenaire pour le service de même nature sur le web, Club-Internet explore une nouvelle dimension de service connecté, où le consommateur valorisera naturellement l’intérêt de son écran de télévision.

TV 2.0

La convergence avec Internet

Si la connexion à la sphère Internet sous-tend certains services interactifs précédemment évoqués, elle permet aussi un nouveau type de convergence : avec son enregistreur Web, Club-Internet offre à ses clients la possibilité de consulter sur le web leur guide de télévision et de réaliser la programmation de leur enregistreur, avec une interface identique à celle de leur poste de télévision, et en bénéficiant des avantages des technologies web 2.0 : recherche par nuage de mots clés, alertes mail et RSS, affichage ultra-rapide des contenus en Ajax. D’autres applications web populaires comme la messagerie instantanée sont à l’étude, pour les coupler à une émission de télévision.

web pvr

La portabilité des contenus

Plus localement, l’IPTV s’intègre dans le foyer numérique et vient répondre à des usages exprimés très clairement par les consommateurs : pour nos clients, Internet est partout et il est naturel de partager des contenus entre les équipements du foyer (TV, PC, lecteur Mp3), de charger ses photos sur la TV-box, d’utiliser son PC comme récepteur TV, de podcaster radios ou vidéos à partir de la TV… Enfin, la souplesse du réseau IPTV permet l’adjonction rapide et en grand nombre de chaînes et le développement des contenus HD : les évènements Roland-Garros de Free, les 450 chaînes, dont 25 en HD, proposées par AT&T à ses clients ou le catalogue HD VOD de Club-Internet en sont une illustration.

Et demain, IPTV ou TV sur Internet ?

Pour 86% des clients sondés par Ipsos, l’IPTV est la télévision de demain. D’autres plate-formes de télévision apparaissent sur Internet. Conscients de l’attractivité du marché audiovisuel, Apple ou le projet Joost, système en peer-to-peer, lancé par les fondateurs de Kazaa et Skype, viennent proposer une télévision à la carte sur Internet, directement accessibles sur son ordinateur. Pour Joost, le business model est fondé sur la publicité, 90% des émissions sont annoncées comme gratuites, les 10% payantes correspondent à des diffusions en direct, comme les matchs de football.

TV de 2main

Alors, me demande-t-on souvent, qui des deux l’emportera ? Libre service gratuit de TV sur Internet, aujourd’hui sur un PC, demain peut-être sur un téléviseur moyennant un équipement de type Media Center, ou IPTV payante fournie par le fournisseur Internet, développant un véritable savoir-faire autour de la qualité de service (qualité technique et service client) et d’un marketing contenus complet, synonymes d’expérience client réussie (sans oublier le métier éprouvé de l’opérateur dans la facturation et la sécurisation des contenus, essentiels pour les fournisseurs de contenu) ? La réponse est en partie dans la question : plus qu’une substitution, on peut imaginer une complémentarité des modèles, correspondant à des attentes différentes des clients. Nul doute cependant, l’IPTV n’a pas fini de nous émerveiller !

Nicolas Bry, directeur produits & services Club Internet

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TV et services 3G, le rich media serait-il l’ingrédient manquant ?

janvier 1, 2006 · Laisser un commentaire

Cà y est, la 3G est lancée : on ne parle plus que d’elle dans le monde des télécommunications mobiles et il est difficile de faire un pas sans voir ses terminaux s’afficher dans les rues, comme autant d’invitations de cadeaux de Noël. Pourtant, il semble manquer quelque chose pour que « la sauce prenne », comme un ingrédient qu’on aurait oublié et sans lequel la recette est un peu fade.

1 « Crossing the chasm »

Dans une démarche d’innovation, la courbe de pénétration en « S » n’est pas systématique. A des ventes instantanées auprès d’ « early adopters », peut succéder un flop brutal : le fossé (« chasm ») qui sépare du marché de masse n’est pas franchi.

Les nouvelles technologies se succèdent et c’est bien souvent une nouvelle innovation qui vient refermer la fenêtre d’opportunité du service qui n’a pas réussi à pénétrer assez rapidement le marché : ainsi le GSM a-t-il brutalement refermé la fenêtre du Bi-Bop. Plutôt que de s’affronter à un «mythique » gros marché homogène, le service innovant gagne à trouver des segments « d’adhérence » où il va pouvoir démontrer immédiatement sa pertinence et prendre des parts de marché.

Une autre pression du temps vient de la recherche de rentabilité des investissements : si les opérateurs ont déployé un nouveau réseau (3 Md€ d’investissements), c’est bien pour y accueillir des clients et à terme pouvoir fermer l’ancien réseau GSM. Plus un réseau vieillit, plus son entretien est coûteux. Quand à maintenir en parallèle deux réseaux, GSM et 3G, ce n’est pas gratuit !

2 Qu’est-ce qui menace la 3G ?

Si les opérateurs se sont dépensés sans compter pour déployer une couverture 3G, rendre leurs offres tarifaires plus abordables et promouvoir des terminaux de qualité, après un an, la pénétration parmi les clients déjà utilisateurs de mobiles n’atteint que 3% : la 3G est encore au début de sa courbe en « S ». De quel temps dispose-elle pour assurer sa pénétration ?

Le fait que la quatrième licence 3G ne trouve pas d’acquéreur peut donner le sentiment que le nombre fermé d’opérateurs mobiles les met à l’abri d’une trop forte concurrence. L’arrivée des MVNO est une première menace sur la captation de la valeur : si le trafic continue à passer sur leur réseau, les opérateurs mobiles perdent le lien avec une partie de leurs clients.

La menace peut se présenter sous la forme d’autres technologies : les technologies de convergence, qui captent le trafic mobile indoor, ou encore la norme Wimax Mobile (802.16-2005) qui vient d’être ratifiée par l’institut américain d’ingénierie électrique et électronique (IEEE). Une nouvelle ère s’ouvre pour les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et les opérateurs de téléphonie, Free en tête car détenteur d’une licence Wimax nationale.

En terme d’usage, les opérateurs citent volontiers la télévision et la vidéo sur mobile, le téléchargement de musique et la visio comme vecteurs de succès. Sont-ce là des segments « d’adhérence » suffisants pour entraîner un décollage rapide du marché ?

  • Concernant la visio, directement contrainte par un effet de parc (il faut être deux « équipés » pour se parler en visio), il est permis d’en douter.
  • La télévision sur mobile est certainement un service phare et les opérateurs offrent déjà une cinquantaine de chaînes; cependant la menace d’un autre réseau de diffusion se profile : plus adapté techniquement que la 3G, le réseau broadcast et les normes DVB-H ou DMB, sont en phase expérimentale. Pour maintenir son avance sur ce marché, la diffusion des terminaux 3G sera clé.
  • Le succès de la musique sur mobile GSM est avéré au travers des sonneries : la 3G, par la vitesse qu’elle offre, saura-t-elle convaincre les musicophiles de l’adopter et développer chez eux l’achat de morceaux complets au travers de leur mobile ? A cet égard, il est curieux de ne pas voir les opérateurs mentionner comme segment d’usage pour la 3G les services de messageries instantanées : ils prolongent naturellement les services de personnalisation et l’usage du SMS, services couronnés de succès sur le GSM, et répondent à un usage déjà bien connu chez les Internautes.

3 Pour une expérience client avec plus de plaisir !

Les opérateurs annoncent une poursuite de leurs efforts tarifaires, avec des offres plus adatées aux services multimédias, une gamme de terminaux encore élargie, avec des performances accrues en autonomie, une offre de services (TV, vidéo, musique) en constant enrichissement avec notamment des contenus de films courts, et enfin, encore plus de vitesse avec le HSDPA (0,5 à 1,2 Mbps descendant) !

Malgré cette profusion d’annonces, les « signatures » des opérateurs restent étrangement proches et collées à une valeur unique de communication : « Parlons mieux, parlons mobile » chez SFR, « Communiquons plus » comme chez Orange. Les bénéfices consommateurs sont abstraits.

Pourtant, il existe un vrai levier de changement de perception de l’offre 3G. Dans cette offre multi facettes un peu déroutante, le client peut ressentir au travers de l’interface de son terminal des bénéfices forts et rassurants comme la facilité d’usage, le contrôle immédiat, le plaisir et le jeu, enfin, « l’ infini » des services offerts.

Les interfaces développées à base de technologie rich media aboutissent à ce type de résultats. Elles procurent une tout autre expérience au client mobile :

  • les différents médias » (audio, vidéo, texte, graphisme) sont intégrés dans un seul environnement « sans couture,

  • l’interactivité de chaque pixel permet les pop-up, le multifenêtrage, le « clic » dans le contexte d’un film,

  • les flux vidéo démarrent immédiatement et le temps de zapping est infime,

  • le guide des programmes « bascule » directement sur les chaînes,

  • l’accès aux chaînes est personnalisable avec « les chaînes que je veux », l’accès peut être adapté pour les enfants, en terme de protection et de contrôle par exemple ….

Parmi les fournisseurs de cette technologie d’interface, une jeune entreprise française, Streamezzo, semble sortir du lot grâce à des outils spécifiquement adaptés pour le monde mobile, ses contraintes de débit, de taille d’écran ou de synchronisaation. Les opérateurs l’ont bien compris : Streamezzo est déjà en déploiement commercial avec SFR, en test avec Orange et Bouygues et plusieurs opérateurs européens.

La technologie 3G mérite une interface, un « look and feel », à sa hauteur ! L’opérateur ne véhicule plus alors une image de « tuyau de communication » mais s’inscrit dans une relation nettement plus forte avec son client, plus proche et personnelle.

Si l’on établit en parallèle avec les télécommunications fixes et l’IPTV (~ TV sur ADSL), ceux qui ont vu l’interface de Microsoft TV comprendront le changement de dimension apporté dans la relation avec le consommateur. C’est cette nouvelle expérience client qui a retenu l’attention d’opérateurs majeurs tels que SBC, BT, T-Online / Club Internet, Télécom Italia, Swisscom, dans le produit de Microsoft.

C’est sur cette base qu’ils font à leur clients une proposition de valeur tangible des plus valorisantes, celle de maîtriser sans effort, comme « un jeu d’enfant », une nouvelle technologie extrêmement riche de services, l’IPTV.

Nicolas Bry est directeur Produits & Services de Club-Internet, T-Online France

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Des services aux clients : le prochain enjeu des services « multiplay » ?

octobre 10, 2005 · Laisser un commentaire

Le basculement du marché Internet de l’accès bas-débit vers le haut-débit n’est pas qu’une amélioration technologique remarquable: il induit pour les acteurs du marché une rupture importante en terme d’enrichissement de leur offre et de gestion de leur relation clients. Les acteurs du marché ont-ils mis leurs clients au centre de leurs stratégies ?

1 Un marché en forte expansion qui trouve son business model

Le nombre d’Internautes adoptant une connexion à haut débit est en très forte progression et le potentiel est encore important. Les fournisseurs d’accès (FAI) voient un avenir plus radieux se dessiner avec un modèle basé sur un abonnement mensuel, générant un revenu bien supérieur aux revenus bas-débit (figure 1) et permettant de bâtir une base de clients bien identifiés.

Figure 1 : Les revenus haut-débit dépassent nettement les revenus bas-débit

Les revenus haut-débit dépassent nettement les revenus bas-débit

Source : ART, enquête trimestrielle T4 2004

Ces revenus étaient attendus avec impatience : chaque nouveau client coûte en moyenne 200 €.

2 Un développement inévitable des services Triple Play

Sur un marché en pleine croissance, les FAI visent l’acquisition de parts de marché et se livrent à une guerre des prix sans merci . Le prix mensuel de l’accès haut-débit est en baisse de près de 40% en l’espace de trois ans, passant de 35 à 20 € en 2004 (figure 2).

Figure 2 : Le prix d’accès à Internet a fortement baissé

prix

Source : ART 2004

Or un client s’abonnant à un prix d’accès réduit ne coûte pas pour autant moins cher en frais d’acquisition et de gestion : face à des coûts qui ne baissent pas et afin de compenser la chute du prix d’accès, les opérateurs diversifient leurs revenus et basculent d’une offre d’accès à une offre multi-services : à l’accès Internet viennent s’ajouter la téléphonie et la télévision, rendues possibles par les nouvelles capacités des réseaux et des techniques de compression (MPEG), c’est le Triple Play. Free a été précurseur en France en ce domaine et se présente comme un « distributeur de services DSL» ou « un distributeur de contenus » par le biais de la Freebox. France Télécom a suivi et compte 100 000 abonnés aux offres payantes TPSL et CanalSatDSL à fin T1 2005. Club Internet va prochainement proposer du Triple-Play avec une offre de télévision très novatrice, considérablement enrichie par rapport à ce que connaît le consommateur.

3 Une optimisation du CRM et une orientation nouvelle vers les clients

Grâce aux évolutions technologiques et réglementaires, le développement des services se poursuit :

  • Le mode de consommation TV s’individualise, « la télévision comme je veux », avec les services de vidéo à la demande, d’enregistrement (PVR) et de pause sur une émission en direct.
  • La qualité haute définition en 16/9 est annoncée, en lien avec la pénétration des écrans plasma.
  • Le foyer se « numérise », le consommateur peut exploiter les contenus de son PC (photos, films, musiques) sur sa télévision.
  • L’ouverture du marché de la mobilité permet d’aller vers le Quadruple Play, en ajoutant la téléphonie mobile au Triple Play et des offres de convergence.

Pour autant, la relation client pèche actuellement sur les services d’assistance (hot-lines) : les clients ne sont pas satisfaits des horaires d’ouverture, du temps d’attente (facturé), de la discontinuité de la relation (plusieurs interlocuteurs), de la durée des appels (15’ en moyenne mais un appel peut atteindre 45’ sans que le problème ne soit résolu) et de sa facturation. Le nombre de litiges traités par l’UFC (Union Fédérale des Consommateurs) augmente plus vite que le nombre d’abonnés à Internet ! Les founisseurs de services prennent conscience du problème et rivalisent d’annonces sur la gratuité (partielle ou totale) de leur service d’assistance, son efficacité renforcée et l’extension des horaires d’ouverture.

L’enrichissement des services accentue le besoin de recentrage du service client. Il implique une formation des téléopérateurs, l’organisation de cellules de deuxième niveau et de centres d’excellence, la révision des indicateurs et l’adaptation des systèmes d’information. Le service client doit être déchargé grâce aux canaux automatisés, Internet ou Service Vocal Interactif, plus fluides et économiques (moins de 1 € pour une transaction en ligne et 10 € par le centre d’appels).

Les clients des FAI sont aussi mécontents des frais de résiliation et des dates d’effet des demandes. Le traitement des résiliations doit se faire en amont, en identifiant au plus tôt les facteurs de risque et en développant les programmes de fidélisation ciblés, induisant un changement mesurable de comportement, récompensant le potentiel futur du client et développant sa confiance.

Avec l’élargissement du marché et des offfres de télévision, un autre public apparaît, loin des technophiles « early adopters » qui « bricolent » eux-mêmes leur ordinateur : le fournisseur de services va devoir simplifier le parcours client et mettre en place un accompagnement cohérent (customer experience), banissant les termes techniques et toute déconsidération de l’interlocuteur néophyte, établissant une relation de confiance propice à l’adoption par des cibles sensibles (figure 3).

Figure 3 : un autre public apparaît

un autre public

Optimisation du service client, fidélisation, segmentation du marché, au global, pour valoriser et développer une base clients devenue « capital » de l’entreprise, la logique de services doit être complétée par un changement de point de vue, en s’orientant vers ses clients.

Cela implique une adaptation continue des offres à des besoins ou à des comportements d’achats évolutifs et un suivi attentif de la valeur perçue par le client : doit-on garder son offre centrée sur la téléphonie si celle-ci passe du domaine de la promesse à celui de la dette ? Comment s’assurer que le client continue à souscrire aux services à forte marge ? L’évolution des offres des télécommunications vers l’audiovisuel peut changer la perception du consommateur sur la valeur attendue et ses critères de choix : garder le contrôle des services décisifs est un des prochains enjeux des fournisseurs de services.

Nicolas Bry est directeur Produits & Services de Club-Internet, T-Online France



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